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ONELIFE #38 – French

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Land Rover’s Onelife magazine showcases stories from around the world that celebrate inner strength and the drive to go Above and Beyond. New perspectives meet old traditions - these contrasts unite in the latest issue of ONELIFE. Together with Landrover we travelled around the globe. From the high-tech city of Shenzhen in China to the carnival subculture in Brazil to Wuppertal. We got to know one of the oldest space travelers, technology visionaries and watch lovers, just as the new Range Rover Evoque. An exciting journey through the world of yesterday, today and tomorrow.

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LE DESIGN Des bassins réfléchissants sur les toits et derrière la terrasse reflètent les bosquets environnants. Tout cela conforte l’harmonie qui règne entre l’édifice et son environnement. panneaux transparents et plusieurs cheminées, ainsi que certaines originalités, dont une pièce réservée à la fille au pair et un fumoir (qui sert maintenant de bureau au propriétaire actuel, Manfred Hering). Après avoir acquis cette propriété en 2016, Manfred Hering s’attache maintenant à remettre l’édifice dans son état original, ce qui est loin d’être simple. « Lorsque j’ai acheté l’endroit, cela ressemblait à un hôtel-boutique », raconte ce cinquantenaire, expert en restauration automobile et passionné de musique des années 50. « Tout était gris et beige. Les propriétaires avaient repeint nombre de boiseries. Nous avons vérifié tous les matériaux originaux, nous avons acheté des livres et nous avons interrogé nos prédécesseurs, tout cela dans le but de totalement réhabiliter l’édifice, sans qu’il y ait le moindre soupçon de restauration ». La villa est désormais parfaitement intégrée au sommet de cette colline boisée. L’espace de vie une annexe de verre ajoutée à la structure principale à deux étages est fidèle à l’original avec ses parois vitrées de plain-pied. La lumière investit cette pièce principale qui est particulièrement agréable à vivre, avec son plafond qui, grâce à des dispositifs de verre, laisse filer la lumière vers l’extérieur. Des bassins réfléchissants sur les toits et derrière la terrasse reflètent les bosquets environnants. Tout cela conforte l’harmonie qui règne entre l’édifice et son environnement. À l’intérieur, la décoration et les meubles replongent les habitants dans les années 70 (une chaise Arne Jacobsen Egg, un divan Knoll, des luminaires Panton…), cette décennie qui, justement, passionne Manfred Hering, comme on le voit avec ses voitures de sport allemandes. Mais la Kemper House reste une vraie maison, et non pas un quelconque tribut à l’architecture moderne. C’était d’ailleurs le cœur du concept du cabinet Neutra. L’architecte s’attachait à respecter un lieu de vie et non d’afficher son talent d’architecte. L’endroit est chaleureux et douillet ; on ne peut que s’y sentir bien. Garé devant la terrasse, le Velar s’intègre très bien dans ce paysage. Certes, quelques décennies séparent ces deux œuvres, mais c’est une certaine philosophie réductionniste qui a guidé leur design si épuré. Tout comme pour la villa, rien ne dépasse du Velar. Aucune fioriture inutile. Se glisser derrière le volant dans cet habitacle si lisse, c’est déjà se plonger dans le futur. C’est probablement ce qu’a ressenti le couple Kemper en investissant sa nouvelle demeure en été 1968. L’espace, la lumière, le concept même de l’édifice étaient à l’époque totalement futuristes. Avec ce réaménagement, c’est le retour vers le futur. « Tout n’est pas fini, mais on peut déjà ressentir la maison dans sa vibration originale», remarque Manfred « C’est ici que je finirai mes jours », s’amuse-t-il. Lorsque l’on contemple cette parcelle de Californie ensoleillée intégrée dans les collines verdoyantes d’Allemagne occidentale, on comprend évidemment pourquoi. 39